Les grossesses sur utérus cloisonné sont à risque et de complications obstétricales secondaires à une cavité utérine de taille réduite, une musculature moins efficace, une incapacité de se distendre, une dysfonction myométriale et cervicale, une vascularisation inadéquate et un endomètre mal développé. Ceci est responsable d´un taux de fausses couches à répétition, d´accouchements prématurés, de présentations dystociques, de retard de croissance intra-utérin (RCIU) et de césariennes plus élevées. Nous rapportons le cas d´une patiente âgée de 23 ans, 2<sup>e</sup> geste nullipare, (2 avortements spontanés précoces non curetés), sans antécédents pathologiques notables. Elle consulte pour aménorrhée de 8 semaines, à l´examen clinique : cloison vaginale, à l´échographie : GMFE intra-utérine avec suspicion d´utérus cloisonné. La conduite à tenir était : le repos, anti agrégant plaquettaire 100mg / jr, progestatifs locaux, cerclage prophylactique à 12 SA et un suivi rapproché. L´évolution a été marquée par une biométrie fœtale correspondant à l´âge gestationnel, survenue d´une rupture prématurée des membranes à 28SA pour laquelle la patiente a reçu la maturation pulmonaire et antibiothérapie, décerclage, surveillance bi-hebdomadaire/CRP puis une césarienne prophylactique à 36 SA devant une présentation de siège.
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Soukaina Laaraj, Service de Gynécologie-Obstétrique, Hôpital Militaire d´Instruction Mohammed V, Rabat, Maroc (soukainalaaraj25@gmail.com)